Correspondance entre Diel et Einstein

En 1935, Diel fait parvenir à Einstein son premier ouvrage. Einstein lui répond :

« J'admire la puissance et la conséquence de votre pensée. Votre œuvre est la première qui me soit venue sous les yeux tendant à ramener l'ensemble de la vie de l'esprit humain, y compris les phénomènes pathologiques, à des phénomènes biologiques élémentaires. Elle nous présente une conception unifiante du sens de la vie. »

Entre les deux hommes s'établira, dès lors, une correspondance qui ne s'achèvera qu'à la mort d'Einstein.

Voici la traduction en français d'une autre lettre d'Einstein, datée du 9 mars 1937 :

« Cher Monsieur Diel,
J'ai étudié les deux tiers de votre ouvrage et j'en ai éprouvé une vive impression. Il propose une nouvelle conception unitaire du sens de la vie, à partir de l'apport de Freud, mais en l'élargissant.
Ainsi, ce n'est pas seulement un remède contre le manque de discipline de notre époque en ce qui concerne l'éthique, mais il revêt aussi la portée d'une étude philosophique qui aura, j'en ai la conviction, une place permanente dans l'histoire des idées a travers le temps.
Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que votre œuvre soit connue. »